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TUI France : 484 licenciements confirmés
La direction du Tour opérateur a annoncé mercredi 23 mai au soir que l'entreprise visait bien la suppression de 484 emplois. Un nombre réduit de 33 après de nombreuses réunions de travail. Nouvelles Frontières serait la première entreprise concernée par ces suppressions de postes. « Les conditions vont être très favorables pour les départs des salariés concernés », a déclaré une porte-parole de TUI France. En effet, la direction propose un mois et demi de salaire par année d’ancienneté pour les dix premières années puis 1,4 mois de salaire au delà de dix ans, plus une prime de 15 000 euros pour tous les salariés. « Les salariés devraient commencer à recevoir leurs lettres de licenciement début juin », a affirmé Lazare Razkallah, membre CGT du comité d'entreprise.
Hersant : plus de 580 postes menacés
Environ 300 salariés du groupe Hersant Media (GHM), qui négocie un rapprochement avec le groupe Rossel prévoyant des centaines de suppressions de postes, ont manifesté mardi à Lille pour défendre leur emploi.
Rassemblés devant le siège de La Voix du Nord, contrôlé par Rossel, journalistes, commerciaux et ouvriers du Livre étaient venus dénoncer un projet de plan social qui prévoit la suppression de 270 emplois sur 650 au pôle Champagne Ardenne Picardie qui comprend L'Union, L'Est Eclair et l'Aisne Nouvelle.
Selon les manifestants, 112 postes sur 352 seraient également supprimés à Paris-Normandie et 200 autres sur 600 à Nice-Matin.
Air France-KLM : 5 000 suppressions d'emplois ?
La compagnie, forcée de réduire ses coûts et renforcer sa productivité, a présenté en janvier dernier un plan de redressement nommé Transform 2015. Il vise à faire deux milliards d'économies en trois ans, avec des mesures immédiates et un volet plus structurel en juin. Dimanche 20 mai, le Figaro a révélé que l'entreprise avait pour projet de supprimer environ 5 000 postes d'ici 2015. Pas de licenciements secs, seulement des départs volontaires et le non-remplacement des 800 départs à la retraite annuels.
Dès le lendemain, la direction de Air-France-KLM a démenti ces affirmations: « Les négociations avec les partenaires sociaux sont toujours en cours et il n’y aura aucun volet social avant fin juin. Aucun chiffre n’est pour l’heure pressenti ». Pourtant, il a été révélé à 20minutes.fr qu'il y aura environ « 1000 départs naturels chaque année », car les emplois sont encore gelés. L'entreprise s'inscrit donc tout de même dans une optique de baisse d'effectifs.
Conforama : 288 suppressions de postes
Les services après-vente de l'entreprise de vente d'électroménager, meubles et équipement de maison sont actuellement en perte de vitesse. L'enseigne envisage donc de supprimer 288 postes en France, et de fermer sept services après-vente sur les douze existants.
La direction de Conforama a confirmé ce projet mais a indiqué que 70 postes seraient recréés sur ce périmètre et que 252 postes seraient proposés pour reclasser les salariés au sein de Conforama France. De leur côté, les élus du comité central d'entreprise (CCE) ont fait appel au Tribunal de grande instance (TGI) de Meaux pour demander l'annulation du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). Le tribunal statuera le 30 mai.
« Nous contestons le motif économique - le groupe qui a été racheté en mars 2011 par Steinhoff n'a aucune difficulté financière - et nous contestons également le périmètre du plan qui s'en tient uniquement aux salariés du SAV et pas à ceux du groupe », a dit à l'AFP Pascal Jacquemain, délégué central CFDT.
Selon la porte-parole de l'entreprise, l'important est que « le maximum de reclassements puissent être effectués au sein de Conforama ».
Caddie : rachat de l'entreprise au prix de 124 emplois
L'entreprise de chariots de supermarchés Caddie, qui avait déclaré être en redressement judiciaire début mars, a été racheté par l'entreprise Altia. Le fabricant français de pièces métalliques et métallo-plastiques pour les industries automobile, aéronautique et médicale a racheté Caddie pour 1,9 million d'euros, mais supprimera 124 postes sur 509. Selon Christophe Zinck, le secrétaire du comité d'entreprise de Caddie, « c'est la moins mauvaise des solutions ».
Altia a précisé que les salariés licenciés seraient prioritaires pendant trois ans pour revenir dans l'entreprise, au cas où l’entreprise embaucherait à nouveau.
Cooper : 90 emplois en France menacés
L'équipementier automobile américain Cooper envisage la suppression, sur la base du volontariat, de 120 emplois dans ses usines européennes dont 90 en France et 30 en Pologne, a-t-on appris mercredi de source syndicale.
« La direction nous a expliqué au cours d'un comité central d'entreprise que le marché automobile était morose, que l'entreprise perdait de l'argent et qu'elle devait réduire ses effectifs », a rapporté Stéphane Bergot, délégué CGT à l'usine de Lillebonne (Seine-Maritime).
Selon lui, les emplois concernés se situeraient dans les secteurs non directement productifs comme l'administration, la maintenance et la logistique. « Les actionnaires veulent aller vite et si le volontariat ne suffit pas, ils sont prêts à des licenciements contraints », a assuré ce syndicaliste, qui précise qu'une nouvelle réunion est attendue courant juin.
Fralib : 600 jours de lutte pour les salariés qui refusent la fermeture de leur usine
Les salariés de Fralib, seul site en France à produire les thés Lipton et tisanes Eléphant et dont Unilever a annoncé la fermeture, occupent à nouveau leur usine de Gémenos (Bouches-du-Rhône) depuis quelques semaines et luttent depuis 600 jours (septembre 2010) pour que la multinationale de l'alimentaire renonce à fermer ce centre de production et à déménager ses machines vers d'autres sites européens jugés plus rentables.
Les salariés souhaitent reprendre à leur compte l'activité de production de thé "créée à Marseille il y a 120 ans" avec l'aide d'Unilever, une solution que le groupe juge vouée à l'échec.
Meryl Fiber : avec le risque de fermeture, 343 emplois menacés
Le fabricant de textile Meryl Fiber est placé en liquidation judiciaire depuis janvier 2012. N'ayant aucun repreneur potentiel, les 343 salariés sont menacés de licenciement.
Au micro d'Europe 1, Gilbert Oboeuf, délégué syndical CFTC a déclaré : « Il faut impérativement que quelqu’un dans ce gouvernement se penche sur notre dossier parce qu’on ne veut pas mourir comme cela ». Ils espèrent rencontrer le plus tôt possible Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, afin de trouver une solution aux 343 travailleurs, qui ont pour la plupart plus de 50 ans, et pour lesquels il est difficile de retrouver un emploi.
Fonderie du Poitou : 53 départs volontaires
La direction de Saint Jean Industries (qui a racheté la Fonderie du Poitou) a annoncé le 16 mai que les sept salariés jusqu'alors concernés par des « licenciements secs » seraient « conservés par l'entreprise ». Une décision rendue publique par l'intersyndicale dans un communiqué. « Cette décision réduit donc les 60 suppressions de postes prévues à 53 départs sur la base du volontariat », ajoute l'intersyndicale, notant que l'effectif de l'entreprise est ainsi porté à 402 salariés au lieu des 395 prévus dans le plan social initial.
Carrefour : entre 3000 et 4000 suppressions d'emplois ?
Le 27 avril dernier, les syndicats FO et CFDT du groupe Carrefour avaient redouté la suppression de 3 000 à 4 000 postes. Selon Dejean Terglav, secrétaire fédéral en charge du commerce à FO, expliquait alors s'être basé sur des « remontées des cadres supérieurs syndiqués chez FO qui ont vu des notes écrites, des plans ».
Le 10 mai dernier, les syndicats sont sortis en « partie rassurés » d'une réunion avec les patrons du groupe, leur ayant assuré qu'aucun plan social n'était prévu, mais ils restent « très vigilants ».
Arcellor-Mittal : les métallurgistes attendent beaucoup du nouveau gouvernement
Les métallurgistes perturbent depuis le 20 février l'activité de l'aciérie mosellane Arcellor-Mittal pour obtenir le redémarrage des deux hauts-fourneaux en sommeil depuis plusieurs mois. La direction assure que cette mise en veille temporaire est causée par une baisse conjoncturelle de la demande mondiale d'acier. On devrait savoir cet été si la branche mosellane va pouvoir rouvrir.
La ministre de la Culture Aurélie Filippetti a réservé le 18 mai sa première visite en tant que ministre aux salariés de l'aciérie de Florange (Moselle), leur assurant que le nouveau gouvernement tiendrait ses engagements pour sauvegarder l'emploi..
Lors d'une visite à Florange le 27 février, M. Hollande s'était engagé, s'il était élu, à présenter une loi qui obligerait un industriel se désengageant d'une usine française à la céder à un repreneur.
Sans pour autant faire d'annonce choc concernant des licenciements de masse en France, l'avenir de plusieurs autres entreprises est aussi incertain.
La raffinerie Petroplus de Petit-Couronne en Seine-Maritime est toujours placée en redressement judiciaire pour 6 mois, depuis janvier dernier. Selon l'intersyndicale de la raffinerie, le dossier a été laissé « vide » par l'équipe d'Eric Besson qui l'avait en charge. La décision judiciaire est prévue pour le 27 juillet prochain et pour l'instant, trois propositions de rachat ont été jugées intéressantes. L'entreprise compte 550 salariés.
Le rachat de Motorola Mobility par Google a été finalisé mardi 22 mai au soir. Avec 12,9 milliards de dollars, c'est le rachat le plus couteux jamais effectué par l'entreprise.
Des licenciements sont-ils à craindre ? Pour l'instant on ne peut rien affirmer. Lors du rachat de DoucleClick par Google en 2007, l'entreprise avait dû se séparer de 40 % de sa masse salariale.
General Mills, maison mère des céréales Cheerios et des yaourts Yoplait, a annoncé mardi 22 mai la suppression de 850 emplois dans le monde, dont la moitié à son siège de Minneapolis. Aucun détail n'a pu être fourni sur la répartition des autres suppressions.
Le 10 mai dernier, la direction de SFR confiait à l'AFP qu'elle étudiait « un projet d'adaptation des structures de l'entreprise ». En une année, l'entreprise a perdu 620 000 clients et son chiffre d'affaires a baissé de 4,2 %. En cause, les tarifs très concurrentiels de Free Mobile, apparu à la mi-janvier dernier. Y'a-t-il là aussi des licenciements à craindre ? « Je ne peux pas vous le dire pour l'instant », a répondu le directeur général Frank Cadoret au Nouvel Observateur.
Enfin, la direction du géant américain de l'informatique Hewlett-Packard a déclaré mercredi 23 mai la suppression de 27 000 postes à travers le monde. Le groupe compte se séparer de 9 000 employés dès cette année, et d'environ 27 000 d'ici au 31 octobre 2014, pour « dégager des économies annualisées de 3 à 3,5 milliards de dollars ».
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